Sondage - La Révolution en Charentaises

Sondage

mercredi 18 avril 2007, par Onno Maxada / 11431 visites

En médecine comme en politique, procédé qui donne au sondé la désagréable impression de s’être fait entuber.

On parle généralement des sondages au pluriel, car ils ont tendance à se multiplier encore plus vite que les flics autour du QG de Sarkozy, surtout en période électorale.

Les sondages ont ceci de particulier que leurs résultats ne concordent jamais entre eux. La faute aux indécis, qui représentent à peu près la moitié des personnes interrogées (!). La faute aux médias, partis politiques et autres lobbys, qui commandent des enquêtes dont ils connaissent par avance les résultats, les questions posées étant biaisées.

Si l’objectif des sondages était de donner une vision juste des intentions de vote, Ifop, BVA, TNS Sofres et consort pourraient fermer boutique sous les ricanements et les moqueries. Hélas, le ridicule ne tue pas et les instituts de sondage survivent à des fiascos répétés (présidentielles de 1995 et 2002, référendum sur le traité constitutionnel européen, etc.). Mieux, ils prospèrent !

Constants dans l’erreur, les sondages ont pourtant les faveurs des candidats auxquels le "vote utile" tient lieu de programme et des journalistes en panne d’imagination. Pour ces derniers, il est moins pénible (et sans doute moins risqué) d’ergoter sur des variations de pourcentages bidons que d’effectuer un travail d’investigation et de poser les questions qui dérangent.

Au final, les sondages mesurent surtout la superficialité du débat politique et la profondeur de la bêtise des médias... comme de ceux qui les croient.

Voir en ligne : Article de l’Humanité - 2007 : les sondages dicteront-ils les élections ?


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