La gifle, le gendarme et la correctionnelle - La Révolution en Charentaises

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La gifle, le gendarme et la correctionnelle

mercredi 6 février 2008, par Anatole Ibsen / 30169 visites

Un évènement est associé à cet article

Le procs du professeur : le lundi 23 juin 2008 à 13h30 - lieu :

Avesnes sur Helpe (Nord)

Cette gifle qui fait un bruit colossal...

L’histoire est d’une simplicité désarmante ; c’est sa conclusion qui est en revanche plus surprenante : lundi 28 janvier, un élève traite son professeur de collège de « connard ». Suite à quoi ledit professeur lui met une gifle. Il y a vingt ans, cette histoire n’aurait pas paru dans vos journaux. L’élève serait rentré, penaud, chez lui, et aurait repris une rouste par son père. Aujourd’hui, on voit comparaitre, le 23 mars prochain, le professeur au tribunal correctionnel pour "violence aggravée sur mineur". Changement d’époque. C’est évidemment un scandale. Nombreux sont ceux qui s’en émeuvent, enseignants (le SNES a d’ailleurs lancé un appel de soutien que nous vous invitons à signer) comme membres de la société civile.

Si le professeur a aujourd’hui à rendre des comptes à la justice et à être sali dans son intégrité, c’est parce que le papa du petit élève chéri a porté plainte, malgré une tentative de conciliation avec la famille.

On aurait pu ne pas le préciser : le papa est gendarme. Ce n’est pas une simple anecdote. La profession du père a ici une importance symbolique. Car ce monsieur a-t-il conscience du message qu’il est en train de véhiculer aux jeunes générations auxquelles il se confronte chaque jour ? Il ne leur dit rien moins que : « insultez un prof, vous ne risquez rien, et dans le pire des cas, c’est lui qui aura des emmerdes ».

Le plus paradoxal, c’est que le père de l’insulteur se pose en victime. Par contre, si le professeur venait à traiter ce gendarme de "connard", ledit gendarme, ne porterait-il pas plainte pour outrage ?

Alors, voilà où on en est arrivé : à des parents qui démissionnent (un enfant bien élevé ne traite généralement pas un de ses professeurs de connard) ou qui n’assument pas les comportements de leur rejeton mais préfèrent porter le discrédit sur une profession qui subit pourtant beaucoup d’agressions dont, curieusement, aucun média ou presque ne parle. Ainsi, comme l’a révélé la Fédération des Autonomes de Solidarité (FAS) [1] au Parisien en début de semaine, 1 900 signalements d’agressions diverses entre septembre 2007 et janvier 2008 ont été recensés. C’est colossal, c’est plus de 23 par jour ! [2]

L’élève, lui, a été exclu trois jours de l’établissement. Autant dire trois jours de glandouille [3]. Une punition d’intérêt général pouvait en effet, au rythme où vont les choses, être risquée : on peut raisonnablement penser que faire ramasser à cet élève des papiers dans la cour de l’école aurait pu mettre l’établissement sous le coup d’une accusation d’esclavage.

Alors, que faut-il souhaiter après toute cette histoire. A titre personnel, j’avoue que je serais assez séduit de savoir que, chaque jour, ce petit gendarme des alentours de Berlaimont (dont le nom n’est pas, contrairement au professeur, sorti dans la presse) se fasse traiter de « connard » par des enfants de douze ans puisque, semble-t-il, c’est à peine une insulte, à peine une violence. Je me mets aussi à rêver que le ministère ait assez de courage (on peut rêver) pour dire à ce parent, puisqu’il ne semble pas satisfait du service public rendu, d’aller voir ailleurs. Dans le privé par exemple où, quand son bambin insultera un prof, il sera tout bonnement et simplement viré, même contre espèce sonnante et trébuchante.

Ce jour-là, ce parent d’élève aura sans doute appris quelque chose. Et pourra peut-être, enfin, devenir un exemple pour son fils.

A TOUS LES PROFESSEURS : L’écrivain Frédéric Beigbeder vient d’être arrêté dans les rues de Paris en train de sniffer un peu de cocaïne sur le capot d’une voiture. Le Parisien révèle que « considéré par la justice comme un simple consommateur, Beigbeder ne fera pas l’objet de poursuites devant un tribunal, mais s’est vu prescrire une "injonction thérapeutique" ». Moralité : Si un élève vous traite de « connard », pour vous détendre, pensez à votre carrière, et allez plutôt en salle des profs prendre un petit rail. Judiciairement, c’est moins risqué…


Voir en ligne : Soutien au professeur du collège Gilles de Chin à Berlaimont

Notes

[1] Elle assure 580 000 personnels de l’Education nationale.

[2] Et Libération de préciser qu’en 2006-2007, seuls 57 dossiers de profs accusés d’avoir frappé des élèves ont été traités.

[3] Ça devrait peu plaire à Fadela Amara...


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25 Messages de forum

  • Vous passez pudiquement sur la première partie de l’affaire :

    Le prof, pris de boisson, avait au préalable jeter les affaires du gamin au sol et collé le gosse contre le mur, après l’avoir empoigné par le col.

    C’est alors, et alors seulement, que le gamin l’a insulté.

    Ras le bol du corporatisme des enseignants.

    Sous couvert de leur statut de "dépositaires de l’autorité de l’état", trop d’entre-eux croient être en droit de jouer aux "petits chefs".

    Le respect ça se mérite et ça se gagne. Pour être respecté, encore faut-il être respectable et respectueux.

    Trop d’enseignants ont oublié le sens d’un mot simple : exemplarité

    • La gifle, le gendarme et la correctionnelle 7 février 2008 08:52, par Ian

      Bonjour,

      En matière d’exemplarité on commence déjà par être poli ! Il est toujours plus facile de voir la paille dans l’œil du voisin... ’’jouer au petit chef’’ voilà quelqu’un qui élargit les exceptions (rares ) à la généralité, car il faut bien voir que face à une vingtaine ou pire à une trentaine d’élèves par heure (donc plusieurs fois par jour) jouer au petit chef est le plus souvent impossible. Et d’autant plus impossible que ces élèves connaissent parfaitement leurs droits ( via le règlement intérieur que possède tout établissement) et si peu leurs devoirs ! Ce qui est juste c’est que le respect se gagne, l’autorité se construit et .... doit être défendue ( d’ailleurs toute l’année et à chaque heure ! ce qui n’est pas à la portée de tous, ce qui devient aisément fatiguant) Chaque métier a son lot de corporatisme, c’est ce qui lui permet, au delà de quelques aléas, de défendre qualité et professionnalisme. On ne s’improvise pas en effet professeur comme cela, on ne fait pas trente ans de carrière sans cette volonté. Pour finir, un professeur est un être humain avec ses moments de force et de faiblesse et non un être froid uniquement ’’dépositaire de l’autorité de l’état’’. Merci.

    • La gifle, le gendarme et la correctionnelle 7 février 2008 09:21, par lolo

      Je suis d’accord avec toi. Pendant leurs nombreuses heures de temps libre et de vacances, nos professeurs devraient penser à prendre des cours de zen attitude, et de psychologie approprié pour apprendre à gérer leurs excès de colère. Si ce professeur est poursuivi par le parquet, c’est que les faits sont tout de même grave. Il existe des moyens, dans l’education nationale pour reprimer le manque de respect d un professeur (d’ailleurs l’élève a été sanctionné). Nous entrons dans un nouvel air judiciaire. Nos lois sont les mêmes pour tout le monde, pour les professeurs tout comme pour les gendarmes, fini le corporatisme.

    • Eh oui A croire que les journalistes et le milieu enseignant ne font qu’un. Pourquoi s’en tenir uniquement à relater dans la presse la version du professeur. Enquêtez chers amis journalistes et dans les journaux relatés ce qui c’est réellemment passé afin que vos lecteurs puissent se faire une vraie opinion. Je rejoins ce qui vient d’être écrit : Il y en a marre de ce corporatisme. Il y aurait beaucoup à dire sur le milieu de l’éducation nationale mais ce n’est pas le débat ici.

    • La gifle, le gendarme et la correctionnelle 7 février 2008 11:27, par Anatole Ibsen

      Salut à toi, courageux anonyme !

      Il est curieux de voir que lorsque je parle ici de la SNCF, on me prend pour un suppôt de cheminot, que lorsque j’écris sur un enseignant, je suis à coup sûr l’un des leurs, et si j’évoque l’UMP, je suis sans doute un sale gauchiste…

      Vos quatre petites lignes sont au moins égayées d’une grossière ineptie : contrairement à ce que vous dites, il n’est pas du tout certain que le prof était aviné puisque l’incident a eu lieu le matin et l’enseignant a été placé, à la mi-journée, en garde à vue, durant laquelle un alcootest est pratiqué, positif. Pour le rectorat de Lille, « rien ne dit qu’il y a un lien, le cours était le matin »

      Sinon, je vous rejoins, 57 profs, en 2006-2007, ont manqué d’exemplarité, puisqu’ils sont accusés d’avoir frappés un élève. Ce chiffre, rapporté aux 600.000 enseignants et aux 1700 dossiers d’agressions envers des professeurs (chiffres de la FAS), sans parler d’agressions quotidiennes jamais instruites, notez que ce n’est pas grand-chose. Et à voir les conditions de travail dans certaines académies d’Ile de France, je m’étonne, voyez-vous, qu’il n’y ait pas davantage d’enseignants qui pètent les plombs.

      Sinon, quitte à revenir sur les faits, autant les donner dans leur totalité et ne pas rester englué dans le politiquement correct. Je cite Libération du 1er février 2008 : « Selon le rectorat de Lille, lundi matin, le prof de techno, âgé de 49 ans, demande à un élève de lui céder sa table, dont il a besoin. L’élève refuse. Le prof balance ses affaires par terre. Le ton monte. L’enseignant le pousse contre le mur. « Connard », entend-il. Il le gifle et lui demande de s’excuser. »

      Enfin, vous semblez dire que le respect se gagne. Sans doute. Il s’acquière aussi, par l’éducation. Et le mot connard ne me semble pas être le meilleur moyen d’acquérir le respect d’un prof.

      Si vous êtes de ceux qui pensez que l’assignation devant un tribunal correctionnel est une mesure proportionnée à une gifle, il ne me reste plus qu’à vous plaindre, mon bon monsieur…

      Vous lire est un supplice mais vous répondre est un délice.

      • Anonyme ?

        Seulement parce-que vous avez "courageusement" "zappé" mon nom et mon adresse email.

        Je ne perdrai pas mon temps en débats inutiles avec quelqu’un qui prône la révolution en charentaises, ce qui prouve à la fois son courage intellectuel et physique.

        La révolution c’est à la sortie des usines, de l’ANPE, avec les mal-logés et les précaires qu’elle se mène. Pas confortablement installé devant un écran d’ordinateur.

        Un point, mais il est d’importance : l’enseignant que vous défendez avec une belle vigueur a reconnu, de lui même, "avoir un problème avec l’alcool".

        Quant au petit couplet sur "les dures conditions de travail des enseignants",les pauvres malheureux exploités, si c’est tellement dur, qu’ils aillent bosser dans le BTP : avec 5 semaines de congés par an, le grand air et les intempéries, ils verraient ce que signifie "dur". La sidérurgie, la logistique et la grande distribution sont tout aussi disposées à "recueillir" ces grands martyrs de la condition ouvrière.

        "Révolution en charentaise" vous avez parfaitement choisi votre titre.

        Le seul problème, c’est que votre cerveau a, lui aussi, chaussé des charentaises.

        Jean-François Brillant jean-francois.brillant club.fr

        • La gifle, le gendarme et la correctionnelle 8 février 2008 08:14, par Marvin Flynn

          Seulement parce-que vous avez "courageusement" "zappé" mon nom et mon adresse email.

          Non non non, nous ne "zappons" pas les noms de ceux qui réagissent sur le forum, je penche plutôt pour une mauvaise manip, mais c’est vrai que vous, vous n’avez pas le "cerveau en charentaises"... C’est nous faire un bien mauvais procès que de penser cela. Quant à votre adresse email, si vous souhaitez recevoir toute une tripotée d’email non sollicités, c’est votre affaire...

          Quant à la révolution en charentaises, vous nous fustigez pour notre absence de courage "physique" ; est-ce à dire que quelques baffes se perdent selon vous ?

          La révolution c’est à la sortie des usines, de l’ANPE, avec les mal-logés et les précaires qu’elle se mène. Pas confortablement installé devant un écran d’ordinateur.

          D’accord et pas d’accord ; d’accord parce qu’effectivement, c’est bien avec les précaires qu’il faut lutter, avec les mal-logés comme vous dites, à la sortie des usines et de l’ANPE. Mais croyez-vous vraiment que la guerre de l’information qui sévit aujourd’hui n’a pas toute son importance ? Rester derrière un ordinateur est bien différent de rester derrière une télé, mais si vous avez des suggestions de luttes plus efficaces, n’hésitez pas... Et si vous parvenez à exclure les intellectuels (ceux qui restent devant leur ordi et qui ne font pas les sorties d’usines, quoique...) de la révolution, et bien chapeau !

    • La gifle, le gendarme et la correctionnelle 7 février 2008 11:47, par Bastien

      Je rejoins totalement les propos du message précédent... Avant de se faire traiter de "connard" par cet enfant, le professeur a d’abord bien "secoué" le garçon et ce de façon injustifiée. Si l’ado avait gratuitement insulté le professeur alors oui la claque aurait été justifiée mais là l’enseignant (qui ne fait pas honneur a sa corporation) a largement mérité ce qui lui arrive. Si les nerfs des policiers et des gendarmes lachent, la sanction administrative et/ou judiciaire n’est jamais très loin pour eux...

      @+

    • La gifle, le gendarme et la correctionnelle 7 février 2008 11:53, par ph.MERLIN

      Ancien motocycliste de la Gendarmerie en retraite, je soutiens à 100% ce professeur . Quelque soit sa situation au moment des faits ce prof, n’a pas a se faire traiter de connard, par un gamin, mal élevé. S’il y avait problème avec cet enseignant les parents d’élève seraient , je suppose intervenus. Quant à ce Gendarme il ferait mieux d’élever sa progéniture, dans le respect d’autrui et des autorités. Je me pose la question, "a savoir, quel genre de Gendarme est ce monsieur", tous comptes faits , je préfère ne pas savoir. Il fait sans doute partie de la "nouvelle gendarmerie" celle, ou les valeurs d’antan n’ont plus cours, car dépassées parait-il. La nouvelle gendarmerie est en marche, elle ressemble à la Société nouvelle et actuelle. Gare à la casse. le réveil va être très dur

    • Le général de corps d’armée Watin-Augouard, commandant la région de gendarmerie du Nord – Pas-de-Calais et la gendarmerie pour la zone de défense Nord est intervenu sur l’antenne de R.T.L pour donner un éclairage différent de ce que les médias révélent dans le cadre des faits qui ont entouré et suivi l’épisode de « la gifle » donnée par un professeur à un jeune garçon de 11 ans, fils de gendarme. En préambule, le général a souhaité ramené l’incident à sa véritable mesure. Il a précisé que la justice était saisie du dossier et qu’elle dirait le droit dans cette affaire, dans le calme et sans passion. Le général a ajouté qu’il ne s’agissait pas non plus d’opposer deux corps de l’état, l’éducation nationale et la gendarmerie nationale, deux institutions garantes de valeurs similaires. Le commandant de région a précisé que, si le gendarme s’était présenté au collège c’était pour répondre à la convocation du principal. Avisé que son enfant venait d’être victime de violence, inquiet pour son état de santé, le gendarme qui se trouvait en service s’est précipité au collège sans prendre le temps de revêtir une tenue civile. Enfin, pour éviter toute confusion entre les sphères professionnelles et privées, le gendarme a déposé plainte au commissariat de police. La gendarmerie n’a donc jamais été partie prenante dans la gestion du dossier judiciaire et donc dans les mesures de garde à vue prises à l’encontre du professeur. En qui concerne les faits qui entourent la réaction du professeur (gifle) du collège de Berlaimont (59), la version donnée par monsieur le procureur de la République d’Avesnes sur Helpe, lors de sa conférence de presse du jeudi 31 janvier 2008 à 17 heures est explicite : "Monsieur L..., professeur au collége gilles de Chin à BERLAIMONT, dispense un cours de technologie de 09 heures à 11 heures à la classe de 6ème dont fait partie A... fils de gendarme. Pour organiser son cours dans de bonnes conditions, le professeur demande à différents enfants dont le jeune garçon de ranger leurs affaires. Le professeur estime qu’A... met trop de temps pour s’exécuter et d’un revers de la main, projette les affaires scolaires du jeune garçon au sol. l’enfant de 11 ans, interroge son professeur suite cette réaction « pourquoi monsieur avez-vous jeté mes affaires par terre ? », en soufflant. En guise de réponse, il est projeté à son tour contre le mur de la classe. C’est à ce moment là que l’enfant dit à l’adresse de son professeur : « connard ». Aussitôt, le professeur lui assène une violente claque sur la figure qui a pour effet de faire chuter l’enfant au sol. L’enfant est ensuite traîné jusqu’au bureau du professeur où il est sommé de rédiger une lettre d’excuses dans laquelle, il doit préciser qu’il a insulté son professeur. Le professeur avant la fin du cours s’adresse à l’ensemble de la classe en ces termes : « Je considère que l’incident est clos – il doit rester un secret entre vous et moi ». A la fin du cours, deux petites filles de la classe se rendent en pleurs dans le bureau de l’infirmière scolaire pour évoquer le traumatisme qu’elles ont subi. L’infirmière scolaire en rend compte au principal du collège. Le principal du collège décide de convoquer les parents de l’élève et le professeur. A la question des journalistes pour expliquer le geste du professeur, le procureur de la République répond que le problème d’alcool rencontré par le professeur pourrait être le début d’une explication. Il est temps d’en finir avec toute cette agitation pour retrouver le calme qui doit caractériser des adultes responsables. """

    • La gifle, le gendarme et la correctionnelle 25 avril 2008 18:26, par Samuel Arvidsson

      Tout à fait d’accord. Quand on mesure 1m90 et qu’on pèse 100kg et qu’on a 49 ans, plaquer violemment un enfant de onze ans - ONZE ANS - à peine sorti de l’école primaire contre un mur pour une histoire de table mal rangée, c’est déjà un acte de violence absolument inacceptable. Peut-être un lien à faire avec le fait qu’il a reconnu, pendant sa garde à vue, avoir sifflé la veille de l’incident pas moins d’une demi-bouteille de Ricard.

      Je pense qu’il y a difficilement matière à discussion : à la base, le professeur n’avait en aucun cas à plaquer un élève d’1m40 et de 28kg tout mouillé contre un mur. Cela est inexcusable, d’autant plus que c’est parfaitement injustifié (si on devait plaquer contre un mur tous les élèves lents/mal organisés/peu dégourdis, il faudrait envisager de créer des murs plus solides...).

      A partir de là, même l’insulte de l’élève est un épiphénomène : quand on a le trouillomètre à zéro et qu’on vient de se faire violenter, il n’est pas anormal d’avoir une réaction réflexe. Moi-même, tout poli et anti-violence que je sois, j’avoue que s’il vient à l’idée de l’un d’entre vous de me plaquer contre le mur, je risquerais d’être grossier, voire agressif.

      Après cette insulte, une baffe magistrale (100kg au bout de la main, à 11 ans, ça calme). Et après la baffe, le prof a trainé l’élève - en pleurs - sur plusieurs mètres en le tenant par le col. Avec assez de violence pour que des élèves se demandent sincèrement si le prof n’allait pas finir par lui jeter une chaise à la figure.

      Ce sont deux fillettes terrorisées et traumatisées par la scène qui sont allé trouver l’infirmière scolaire pour lui raconter - et non pas l’élève, ni le prof (qui a tenté d’étouffer l’affaire).

      Je peux parfaitement concevoir qu’un prof poussé à bout lance une gifle réflexe à un petit merdeux. Mais ici, ce n’est pas du tout de cela dont il s’agit : il s’agit d’un prof qui a ostensiblement pété un plomb et violenté injustemment un élève sage (16,5 de note de vie scolaire) et travailleur (16 de moyenne, inscrit au tableau d’honneur : le profil type de "l’intello" comme disent les jeunes de son âge).

      C’est injustifiable. Et il est normal que la justice s’en mèle si le prof et le collège n’ont pas voulu prendre leurs responsabilités dans cette affaire.

      Dans cette histoire surtout, on a beaucoup parlé du prof (60 000 signatures de soutien), beaucoup parlé du père gendarme (alors que c’est la Police qui a pris l’affaire et non pas la Gendarmerie), mais on a fort peu parlé de l’enfant, ou plutôt si :

      Les mêmes gens qui se scandalisent de son insulte ne se sont pas gênés pour le traiter de, je cite : "petit con", "sale morveux", "sale gosse", "petit connard", j’en passe et des pire - souvent l’oeuvre de courageux anonymes d’ailleurs.

      Le résultat de cette médiatisation (lancée par le prof et ses syndicats), c’est que le gamin est suivi psychologiquement désormais.

      En France quand même, les gens sont tous très fiers d’avoir courageusement poussé un enfant de ONZE ANS à la dépression en s’en prenant anonymement par milliers à sa personne. Bonjour le niveau !

      C’est pour cette raison que pour ma part, j’ai préféré soutenir l’élève. Et lancer une pétition de soutien à cet élève, non pas pour dire qu’il est super d’insulter son prof, ni pour dire que la vindicte populaire doit se faire sur le prof (c’est à la justice de s’occuper de ce monsieur).

      Mais pour rappeller que cette affaire n’est pas une affaire de "simple gifle", dire que la violence sur élève n’est pas acceptable. Enfin et surtout, signaler qu’un enfant de onze ans, victime de maltraitance, puis insulté par la France toute entière qui se basait sur une version mensongère (tronquée) des faits et traité comme un moins que rien, a besoin d’être soutenu.

      Cordialement,

      Samuel Arvidsson, Initiateur de la pétition "Soutien à Alexandre" http://petition.et-pourtant.org

      Voir en ligne : Contre-Pétition "Soutien à Alexandre"

  • La gifle, le gendarme et la correctionnelle 7 février 2008 11:33, par jmi14fr

    je vais aller plus précisement dans l’affaire. après avoir eu ses affaires bousculées et avoir été collé au mur par le prof (qui était en état d’ébriété), l’enfant a traité de "connard" son professeur. ce dernier lui a donné une gifle, puis a demandé aux élèves de ne rien dire. deux camarades de classe de l’enfant en ont parlé au CPE de l’établissement qui est allé voir le proviseur. ce dernier a convoqué le professeur, constaté son ébriété puis appellé les parents. le père, en service, est allé urgemment à l’école, après avoir eu l’autorisation de sa hiérarchie d’interrompre son service. c pour cela qu’il y est allé en tenue. la mère, ne pouvant se déplacer, n’a pu venir. en raison de l’état d’ébriété du professeur et devant ses dires (presque insultantes), il a déposé plainte. voilà l’affaire, racontée par plusieurs gendarmes, collègue ou non du père de l’enfant (qui a reçu une punition de son père).

    • La gifle, le gendarme et la correctionnelle 7 février 2008 11:53, par Anatole Ibsen

      A vous lire, on dirait que l’élève a eu ses affaires bousculées sans raison... Curieuse façon de voir les choses.

      Lisez par exemple le site de France-Info : "Lundi matin, ce professeur de technologie du collège Gilles-de-Chin à Berlaimont près de Maubeuge aurait poussé par terre les affaires d’un élève âgé de 11 ans qui refusait de ranger une table en désordre au fond de la classe. L’élève lui aurait demandé une explication et le professeur l’aurait poussé contre la porte du fond. L’enfant, le regardant dans les yeux, aurait alors soufflé "connard" à l’adresse de l’enseignant. Qui l’a alors giflé.

      "Une première" assure le professeur de 49 ans, qui affirme "qu’en 30 ans de carrière, on ne [lui] avait jamais parlé comme ça."

      La suite par ici...

      • La gifle, le gendarme et la correctionnelle 7 février 2008 17:08, par jacinte

        Berlaimont le 07 02 2008 Avant tout il faut savoir que tous les élèves connaissent le coté" maniaque du rangement" de ce professeur. Manie qui en fait pour un prof de dessin technique n’en est pas une car c’est une condition sine qua non pour la pratique de cette matière.

        Le prof ayant besoin de la table pour des travaux en commun a demandé a l’enfant de la débarrasser de ses affaires et cela plusieurs fois (le nb diffère selon les enfants 2 ou 3 fois). C’est seulement devant le manque de réponse et l’inaction, (que bcps prendrai pour de l’effronterie),il a jeté ses affaire , fatigué d’attendre le bon vouloir du petit, le gosse s’est permis de demander des explications au prof sur son geste ,cette demande d’explication a declanche parait il la colere du prof qui sentait qu’on se moquait de lui et il l’a attrapé et traîné, c’est vraie d’une manière énergique et forte, contre la porte et c’est la et seulement la qu’il a été insulté. S’ensuit bien sur la fameuse gifle. Comme vous voyez les fait réel sont un peu différents .De cette manière vous n’aurai pas a vous fier du seul baragouineur médiatique. Ensuite..... Deux filles de la classe sont allé raconter les faits a l’infirmière qui elle même les a relate a la principale qui elle n’a pas doute une second a appeler le père. Le père de patrouille dit ’il (Berlaimont n’est pas sous le contrôle de la gendarmerie mais de la police). S’est déplace jusqu’au collège. Je connais bcps de pères qui auraient dut attendre la fin de leur journée pour s’occupé de voir le prof, déposer une plainte et faire une déposition .a moins qu’il n’ait eut un conge immédiat de son supérieur, il a fait tout ça pendant la ronde .abus de pouvoir ? Abus de position ? Abandon de poste ? Ce n’est pas un désir de taper sur l’autorité , c’est juste pour dire que cette situation ubuesque aurait put être évite si le père avait attendu la fin de sa journee réfléchis un peu et ne s’était pas laissé emporté . (Tiens lui aussi) En ce qui concerne l’aspect violent de la gifle, la aussi les mots influent bcps trop, comme par exemple associer une gifle a la définition violence physique. Bien sur ça l’est en termes juridique, mais dans l’esprit des gens, qu’elle image engendre le mot violence ? Dans l’ouest se genre de quiproquo verbal provoquait des lynchages par la population. En attendant ces mêmes enfants espère que leur camarade ne revienne pas au collège, et ils ont eux même fait circuler une pétition a faveur du professeur. Incroyable non ? A propos de l’aspect violent de la gifle j’aimerai faire quelques commentaires. Je suis moi même père de famille. J’ai deux enfants 2 garçons de 4a et 1a. Celui de quatre ans avant d’arriver à la maternelle était un ange, avec caractère mais doux et obéissant. Malheureusement, le contact permanent et violent d’un petit la fait changé considérablement. Il rage, il est agressif, montre du poing, désobéissant, colérique, moqueur. Nous avons essaye tout ce qui était en notre pouvoir. Je suis en constant contact avec l’instit, a qui j’ai demandé de me dire chaque fois que Pablo était puni, car automatiquement il le serait aussi a la maison. Par contre l’attitude violente de l’autre petit me préoccupait un peu beaucoup. J’ai essaye de faire comprendre a mon fils d’éviter tout contact. Mais j’ai pensé que se serait trop violent psychologiquement de se sentir harcèle physiquement sans pouvoir répondre .Il revenait de l’école complètement renfermé sur lui même, il refusait de parler, revenait avec des morsures et des griffes. J’ai contacte un psy de ma connaissance qui m’a conseille au contraire de le lâcher, qu’il se défende face a cette agressivité. J’ai du donc encore une fois nuancer pour le gamin, qu’il pouvait se défendre (ne jamais toucher la figure) mais ne jamais commencer lui même une altercation. Malheureusement il a pris goût a la facilite de céder a l’agressivité et il s’est mis lui aussi a provoquer le gamin. Il est devenu calculateur, savez vous qu’il en est arrive a l’age de trois ans a négocier ses punition ???? Enfin il essayait. et bien tout ça ,il l’a appris , vécu , observé , déduis , au contact des autres gamins ,au contact avec l’extérieur , avec la vie en communauté ,avec la diversité des caractères et éducations de ses camarades .Car tous les enfants ,et tous les parents s’en sont plaint ,se sont mit a imiter le petit agressif. Alors, que les parents d’éleves s’insurgent contre les manifestations violentes, qu’il faut protégé les enfants de toutes violences me fait bien rire surtout si l’on sait que ces enfants pratiquent le karaté, le judo, violence a la télé dans les jeux vidéos etc.... La violence existe, elle est latente chez nous tous et nos enfants, c’est un réflexe de survie et une condition sine qua non a la survie de l’être humain, de l’individu. Mais comme d’habitude notre société nie l’évidence. Dans le fond de cette affaire apparaît une question très importante. Ne serait il pas plus sage de remettre les assos de parents d’éleves a leur place ? Plus ils en mêle pire c’est. Depuis qu’ils ont autant de pouvoir, depuis qu’ils assurent que leurs enfants sont des Sts, et que se sont les profs qui ne savent pas y faire. Ses assos ont eu le procès trop facile, sont à l’origine des lois extrémistes qui empêchent l’éducation nationale de faire son rôle d’enseignant dans des conditions acceptables. Bien sur il y a eu des abus, comme partout et dans tout, mais de la a laisser toute l’éducation pieds et poings lies !!! Tout ça pour finalement laisser la porte ouverte a tous les abus de la cote têtes blondes. Les enfants ( bcps plus précoces de nos jours ) ont besoin de rigueur , ça ne veut pas dire qu’il faut être rigoriste toute sa vie , seulement le canalisé au départ vers une voie qui nous parait en tant qu’éducateur la plus adéquate , mais je précise que quelque soit la voie choisie , elles passent par une étape essentielle et incontournable pour le maintient de notre civilisation et c’est le , respect de soi , des autres , de son environnement . Pour cela mon fils a du passer par quelques bonne claque sur les fesse (je ne touche jamais le visage). Ca n’est pas une punition systématique, c’est le dernier recours (il s’adapte a toutes les punitions), mais dans tous les cas il est toujours prévenu, non pas pour me donner bonne conscience (je suis tjrs traumatise d’en arrive la), mais pour qu’il apprenne a assume ses erreurs. Une fois qu’il est calme je le prend dans mes bras en étant tjrs sévère et decié sur le sujet mais tendre et je lui explique mon geste, que je n’aime pas lui donner une fessée, qu’il valait mieux être la a rigoler qu’a se fâcher, que si je lui dit que faire une chose ça n’est pas une punition ça sert toujours a quelque chose et je le lui explique. Et pourtant tout ça, est passe par une taloche malheureusement incontournable. Une gifle sans colère n’est pas de la violence, autre chose est que l’adulte passe sa rage sur l’enfant. De plus selon la situation elle peut sauver la vie de votre enfant , un jour pris de peur de le voir grimper dangeureusement sur un meuble mon geste a ete spontane et en lui disant de descendre je lui ai donne une taloche sur la fesse . Franchement je prefere qu’il se rappelle le douleur de la taloche plutot que celle de sa petite tronche eclatée par terre .Du coup y grimpe plus sur le meuble. Ma claque est unique mais sèche .je ne passe pas ma rage sur l’enfant. Il aurai mieux valu pour le prof dire que se fut un acte réfléchi et que devant tant d’insolence ce fut l’unique solution qui lui vint a l’esprit pour montrer a ce jeune qui est le maître des lieux et a respecter ses camarades qui attendent que se libère la table pour travailler. En fait au lieu de tergiverser sur ce que dit la loi il faudrait plutôt parler de comment nuancer cette loi et ne plus laisser le corps enseignant sans aucune défense. Les tps ont change et changent de plus en plus vite , les enfants changent encore plus vite , changez ces lois et profitez de ce fait divers pour commencer , ou les suicides d’enseignant vont sérieusement augmente.

        • La gifle, le gendarme et la correctionnelle 7 février 2008 18:38, par Marvin Flynn

          Merci de cette mise au point, ainsi que pour votre témoignage très parlant ; cela fait plaisir, de temps en temps, de voir que des visiteurs sont d’accord - au moins en partie - avec notre vision des choses (qui n’est pas toujours unanime non plus :o)

          En ce qui concerne ces évènements déplorables - je parle de la gifle et du dépôt de plainte, ainsi que de la manière dont se règle cette affaire, je suis bien d’accord avec le fait qu’un peu plus de réflexion amène souvent à des solutions plus raisonnables ; quant à l’aspect "alcoolisation" de l’enseignement concerné, n’oublions pas les difficultés professionnelles que rencontrent certains d’entre eux...

          Pour ma part, j’ai reçu, dans ma carrière d’écolier, 2 claques en tout et pour tout : l’une de la part de l’un de mes enseignants (pour qui c’était là une véritable marotte, rien à voir avec l’affaire qui nous occupe aujourd’hui), et l’autre de la part... d’un gendarme, qui voulait absolument que je me signe une déposition manuscrite (de sa main à lui) dans laquelle je reconnaissais des faits qui n’étaient jamais arrivés. J’étais tellement étonné (traumatisé ?) que j’ai signé illico. Il a du bien rigoler après !!

          Aucune de ces deux claques n’a mené à une plainte...

    • La gifle, le gendarme et la correctionnelle 7 février 2008 12:11, par dom

      Moi j’ai juste envie de dire " depuis quand ? ou quel texte dis qu’un gendarme à moins de droit qu’un autre citoyen." Pourquoi parler de la profession du pere de cette enfants ? je pense que les media joue de cette info. Combien de parents ne reagissent pas comme il le faudrait dès que leur enfants est touché ? Ce pere n’as pas deboulé dans le college, il a etait invité à venir par le proviseur ! Pour moi cette histoire n’est pas rendu public pour les fait, mais juste pour faire du tord à un gendarme, qui lui n’a d’apres vous, que le droit de se taire car il est gendarme, mais qui n’aurait pas le droit d’etre un simple pere.

      • La gifle, le gendarme et la correctionnelle 7 février 2008 22:16, par jacinte

        LE GENDARME N’A PAS MOINS DE DROIT MAIS IL A PLUS DE RESPONSABILITES . ENSUITE LE PROF N’ETAIT ABSOLUMENT PAS EN ETAT D’EBRIETE COMME POURRAIENT VOUS LE REPETER ( COMME A MOI )LES ELEVES DE LA CLASSE . bCPS D’ELEVES ( ENTENDU DE LEUR PROPRE BOUCHE ) AIMERAIT QUE LE PETIT NE REVIENNE PAS ; lES ELEVES ON FAIT UNE PETITION EN DEFENSE DU PROF . C’EST LE MEILLEUR TEMOIGNAGE DE LA REALITE ; dANS LE VILLAGE TOUS LE MONDE EN CE MOMENT NE PARLE QUE D’UNE CHOSE : POURQUOI LA PRINCIPALE A IMMEDIATEMENT APPELE LE PERE SANS AUPARAVENT CONVOQUER LE PETIT ET LE PROF ?????? SON ACTION EST DE DEUX CHOSE L’UNE . OU TRES SUSPECTE OU TOTALEMENT IRRESPONSABLE . QUAND AU PERE : S’IL AVAIT TERMINE SA RONDE EN FIN DE JOURNEE COMME TOUT TRAVAILLEUR ? IL AURAIT EU LE TPS DE S’APAISER ET DE REFLECHIR UN PEU ( SON FILS N’A RECU QU’UNE GIFLE ET A ETE BOUSCULE PAR LE PROF FORTEMENT C’EST VRAIE )IL N4ETAIT PAS BLESSE ? NI A L’ARTICLE DE LA MORT .D’AILLEURS IL N’Y A AUCUNE ITT SUR LE GAMIN. QUAND A SON APPARTION EN TENUE DE GENDARME ? IL N’ AURAIT PAS EU LE TPS DE SE CHANGER ??? QU’EST CE QUI ME LE PROUVE ? JE NE VEUX PAS TAPER SUR LE PERE ? JE VEUX DIRE SEULEMENT QUE TOUS ONT UNE RESPONSABILITE TRES GRANDE DANS LA MEDIATISATION DE CETTE AFFAIRE DONT LA PREMIERE VICTIME EST LE PETIT , ET CETTE FOIS CI , C’EST BCPS PLUS GRAVE QU’UNE SIMPLE GIFLE. LA PRINCIPALE POUR NE PAS D’ABORD PARLE AVEC LE PROF ET L’ENFANT AVANT D’APPELER LE PERE . L’ENFANT POUR SA DESOBEISSANCE DECLAREE ET SON MANQUE DE RESPECT . LE PERE QUI EN TANT QUE PARENT D’ELEVE( COMME D’HABITUDE DANS CE CLAN ) N’A PENSE QU’A ETRE PROCEDURIE AU LIEU DE RESPONSABLE. ET LE PROF POUR S’ETRE LAISSE EMPORTE . MARRE DE REGLER TOUT PAR TRIBUNAUX ,SOYEZ DES ETRES HUMAINS SENSES . ARRETEZ DE CROIRE QUE VOS BAMBINS SONT DES ANGES . ILS SONT PLUS INTELLIGENTS QUE VOUS EN BIEN DES POINTS MAINTENANT ET ILS SE FOUTENT BIEN DE VOTRE GUEULE . AH OUI J’OUBLAI , ENCORE DEUX PROFS AGRESSES EN 2 JOURS PLUS UN ENFANTS ENTRE LA VIE ET LA MORT . LA POLICE RECHERCHE ACTIVEMENT UNADULTE ,BEN OUI , UN ENFANT EST INCAPABLE D’UNE TELLE SAUVAGERIE

        • La gifle, le gendarme et la correctionnelle 7 février 2008 23:43, par Ian

          Bonjour,

          Merci à Jacinthe, à Marvin Flynn entre autres qui permettent de bien prendre la mesure des évènements, des réalités actuelles. Le seul bémol étant que faire de la pédagogie avec certains adultes est beaucoup moins efficace qu’avec des enfants, les réponses ci dessus en sont la preuve ! Il est toujours si facile de voir la paille dans l’œil du voisin.... Ce n’est pas le professeur qui semble réellement à l’origine de ce foin médiatique mais bien l’incapacité professionnelle de la direction du collège à gérer cette affaire. Merci

  • Le gendarme a eu parfaitement raison de porter plainte. Il faut écouter toutes les parties avant de juger. Si vous aviez lu La Voix du Nord, vous sauriez que l’élève de 11 ans est un bon élève, inscrit au tableau d’honneur, apprécié de ses camarades et n’ayant jamais fait parler de lui auparavant. C’est le professeur qui a pété les plombs (l’alcool aidant semble t-il) et que je sache les enseignants ne sont pas au dessus des lois. Quand un policier pète les plombs, on appelle ça "une bavure".

    • Bonjour,

      Merci au courageux anonyme ci dessus, preuve de ce que j’avançais précédemment et preuve également que beaucoup attendent la judiciarisation de la société façon l’anglo saxonne avec une extrême impatience : certaines professions se frottent les mains d’avance, la probité, elle , beaucoup moins. De plus en matière de narration des faits l’anonyme ci dessus me permet de continuer de penser que ’’on est bien un c...’’. Ce qui donne là aussi les armes au tout judiciaire : les responsabilités sont repoussées sur les institutions, faciles à attaquer puisqu’on confie ce que l’on ne fait plus à la maison ( notions de responsabilité, de respect ....), et sur les autres ( tout aussi aisément attaquables ), et surtout pas prises en main par soi-même. Cette affaire est le reflet de ce qui gagne du terrain aujourd’hui, que de craintes en perspective.... Merci

  • La gifle, le gendarme et la correctionnelle 12 février 2008 10:48, par lila

    Je suis sidérée par certaines opinions qui circulent sur ce forum ! Personnellement je ne suis pas enseignante mais j’en connais quelques uns. Laissé moi vous dire que ces « nantis » qui ont tant de congés et si peu d’heures de travail passent une grande partie de ce temps "libre" à préparer leurs cours, à corriger des copies... Oui ils pourraient très bien faire ça dans les établissements, d’ailleurs ils ne seraient pas contre, mais pour cela ils leurs faudrait de la place, du matériel... quelque chose qui ressemble à un bureau ?

    Vous êtes outré qu’un prof pète les plombs mais soyez honnête : qu’est ce qui les prépare à gérer des classes qui peuvent aller jusqu’à 35 élèves ? En tout cas pas l’IUFM qui se borne à s’assurer qu’ils ont un savoir à transmettre. Quand vous voyez des jeunes motivés qui ont la vocation et qui au bout de 6 mois à leur premier poste sont découragés, on est en droit de se demander s’il n’y a pas un problème.

    Et puis franchement : je me souviens très bien comment plus jeunes ont été doué pour trouver la faille de nos profs et s’y engouffrer sans retenue jusqu’à les pousser à bout. Les réactions étaient diverses et on s’en amusait beaucoup mais sans conteste ceux qui en souffraient le plus s’étaient les plus fragiles. Et je vous répète : personne ne les prépare à cela.

    Alors oui : certains profs pètent les plombs, d’autres au bout de 30ans de carrière sont désabusés, aigris, certains font des dépressions. Et pourtant on devrait leur donner les moyens de cette ambition d’"éducation nationale", les rassurer, parce que sans eux il n’y a pas vraiment d’égalité des chances.

  • La gifle, le gendarme et la correctionnelle 16 février 2008 12:02, par klaus

    il semble que le prof ait été en état d’ébriété ? Avez-vous des détails ? le gendarme a été appelé par le principal c’est pour cela qu’il est en uniforme, pouvez vous confirmer cela ?

    • La gifle, le gendarme et la correctionnelle 12 juillet 2008 17:15, par Jean-François BRILLANT

      Et alors, que disent monsieur l’adepte de la révolution en charentaises et ses comparses de la médiocratie enseignante, après la condamnation du "prof exemplaire" par la justice ?

      Où sont donc les "défenseurs de la dignité bafouée des enseignants" ?

      J’oubliais, tout ce beau monde est en vacances... Et qu’on ne vienne pas me dire qu’ils préparent leurs cours pour la rentrée...

  • La gifle, le gendarme et la correctionnelle 17 août 2012 16:43, par Tania

    Je tenais à vous complimenter pour la valeur de votre contenu. Je voudrais lire vos prochains écrits ! Bonne continuation.