Bourse(s) - La Révolution en Charentaises

Bourse(s)

lundi 9 juin 2008, par Onno Maxada / 10275 visites

Comme les bourses moins illustres, avec lesquelles elles partagent une sensibilité exacerbée, les bourses financières apprécient d’être caressées dans le sens du poil et font d’une attitude attentionnée à leur égard une condition nécessaire de la croissance.

Autant il est facile d’imaginer que satisfaire les bourses des 50% de l’humanité qui en sont pourvus, c’est oeuvrer en faveur de l’intérêt général, autant il est difficile de comprendre comment l’hypertrophie des bourses financières peut produire autre chose qu’un système économique branlant et destructeur.

Car ce qui augmente quand les bourses affichent des courbes de croissance ondulant comme des spasmes orgasmiques, ce n’est ni plus ni moins que la quantité de fric investi... en bourse. Rien à voir avec la croissance de l’économie réelle, ou si peu. En tout cas, rien à voir avec l’évolution des conditions de vie et de travail des quantités négligeables qui permettent aux sociétés cotées en bourse d’exister. Les exemples abondent pour montrer qu’elles auraient tendance à évoluer en sens opposé : c’est quand les travailleurs touchent le fond (licenciements boursiers, fusions/restructurations, délocalisations) et que le pillage des matières premières s’intensifie que les marchés ont le braquemart.

Pour refroidir leur ardeur, un début de réponse : refuser de collaborer, resserrer les cordons de la bourse jusqu’à l’asphyxie et, d’un coup de pied bien ajusté (qui pourrait prendre la forme d’un système de taxation impitoyable), faire pleurer les boursicoteurs du monde entier.


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