La Révolution en Charentaises - La Révolution en Charentaises

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La Révolution en Charentaises

mercredi 25 mai 2011, par Marvin Flynn / 17189 visites

La Révolution en Charentaises a jailli du consensus de quelques amis qui ressentaient le besoin d’écrire ce qu’ils avaient sur le cœur. Tour d’horizon d’une expression qui est quasiment entrée dans les mœurs...

Autocollant collector de la Révolution en Charentaises Quand l’idée de ce site a germé, en 2004, on imaginait pas en arriver là où nous sommes aujourd’hui ; plus de 300 articles publiés, une dizaine de rédacteurs actifs (pas tous aussi prolixes que notre bon vieil Onno), cent-vingt inscrits sur la newsletter... Et quelques buzz qui jalonnent l’histoire du webzine satirique et résolument décalé !

La pétition mise en ligne lors de la fermeture de BlogProf a recueilli presque 250 signatures ; les fiches de lecture de la Bibliothèque du Révolutionnaire attirent des visiteurs toujours plus nombreux, entre autre, notamment, grâce à un référencement assidu au sein de Wikipédia. Le Droit à la Paresse emporte ainsi tous les suffrages, avec ses 160 000 visites depuis sa mise en ligne. Aujourd’hui, d’autres sites internet répercutent le contenu de nos articles, les commentent, les reprennent à leur compte, parfois sans même nous citer :o) (c’est pas bien)... Mais si le contenu du site participe grandement au succès de cette aventure (tout est original sur la REC), l’expression « La Révolution en Charentaises », en elle-même, commence à faire école. Notre but est-il atteint ? En partie, oui, puisque la raison d’être de la REC était de promouvoir la lutte au quotidien, contre les travers d’une société consumériste que nous n’avons pas choisie. Comme le vent annonce la tempête, l’action individuelle amène les bienfaits collectifs. Alors quelle joie que de voir apparaître le titre de votre site préféré jusque dans le vocabulaire de citoyens actifs au sein de la hiérarchie démocratique qui sévit en France... Pourtant, lors de la fondation du site, la recherche google « La Révolution en Charentaises  » ne renvoyait aucun résultat... Florilège contemporain :

En 2006, pendant la course à la Présidentielle, Philippe Waucampt, dans le Républicain Lorrain, parle de François Bayrou en tant que « promoteur de la révolution en charentaise » [1] ! Un échange sur un forum public montre que l’expression ne tarde pas à se répandre...

Suite à l’élection de Nicolas Sarkozy (nous parlons des mêmes présidentielles que ci-dessus), des militants UMP déçus (évidemment) s’expriment sur la politique du gouvernement ; le député Thierry Lazaro, du Nord avoue avoir : « reçu une dizaine de lettres de gens déçus. Mais si au premier coup de froid on s’arrête… La révolution en charentaises, j’ai déjà donné ! C’est au bout de quatre ans qu’on jugera ». La véritable Révolution en Charentaises, elle aussi, sera là !

Ailleurs, le PaperBlog répond à l’un de nos articles ici. Visiblement, l’éternel côté provocateur des articles publiés sur la REC fait réagir la toile... Bien sûr, il y a aussi les mauvais côtés : parlez de révolution charentaise à un socialiste et il vous répondra peut-être « Ségolène Royal »... Personne n’est parfait ! Ailleurs, lors des Huitièmes journées scientifiques du réseau LTT, un rapport est produit sur le thème « Détection et classification de néologismes : une expérience didactique  » ; l’article « Droit-de-l’hommisme  » a - semble-t-il - fait des ravages dans le rang des étudiants copieurs/colleurs... A lire page 10...

Et puis, il y a eu la gloire, la consécration, l’apothéose. Le passage éclair de la Révolution en Charentaises sur Canal+. Oh, pas d’interview d’un membre fondateur, pas de présentation du site, rien sur le contenu. Juste 3 petites secondes, cruciales, pendant lesquelles la Charentaise Révolutionnaire a suspendu son vol à l’écran, interrogeant le téléspectateur canalplussien. La REC n’ayant pas de service de presse, personne n’a pensé à enregistrer l’extrait. Nous ne pourrez donc pas revivre ici, avec nous, ce moment de gloire unique (jusqu’à maintenant, nous sommes ouverts à toute proposition).

Mais la REC c’est aussi, en vrac : une présence, bien que discrète, dans nombre de manifs en France et à l’étranger (cherchez les Manifestants en Charentaises) ! Des meetings de révolutionnaires internationalistes à l’étranger (du style célébration du Nouvel An à Amsterdam). Une lutte antiraciste à la Réunion (les galipettes bigarrées de l’ami Anatole) et aux Pays-Bas. Des campagnes d’affichage sur les frigos des potes (autocollants désormais collectors, sorte de label-qualité des gens sympas et motivés). Des actions coup-de-poing dans les bars de Barcelone (coup de poing sur la table pour recommander une tournée lors d’une visite à l’amie Laura), les sacrifices éthiques de Camille contrainte de prendre une carte MK2 pour pouvoir écrire ses revues de films pour la REC, le coup de génie inconscient du camarade Anatole qui grâce à un article comprenant les mots "org****" et "lev***te" attire les foules sur notre site (exploit tenté à nouveau par Hoopoe)... Mais la REC, c’est aussi de longues périodes d’hibernation (souvent estivales) qui laissent nos lecteurs les plus assidus sur le cul pendant des mois, les réactions rase-moquette des fans de Jonnhy et de Sardou qui ne décolèrent pas de nos pétitions, les protestations virulentes des propriétaires de 4x4 contre nos techniques de lutte de hooligans, des débats scientifiques, suscités par les articles de Thibo, des découvertes imprévues, comme un autocollant REC découvert par hasard dans une salle des profs de la banlieue troyenne... Enfin, et nous ne les remercierons jamais assez, la REC reçoit régulièrement - et ça ne veut pas forcément dire souvent - des contributions de compagnons de route qui nous font part de leurs réflexions via email, et qui préfèrent rester anonymes.

Aujourd’hui, la Révolution en Charentaises continue de chercher de nouvelles plumes, de nouveaux "compagnons de route". Les luttes se forment, se recoupent et se confrontent, c’est ainsi qu’elles progressent. D’autres nous rejoindront donc, et feront ce que nous faisons à la REC : ils écriront ce qu’ils voient, ils raconteront ce qu’ils entendent ; ils diront enfin, d’abord timidement d’être restés muets trop longtemps, haut et fort ensuite, encouragés par leurs lecteurs, ce qu’ils ont vraiment sur le cœur. Ils seront alors devenus de véritables Révolutionnaires en Charentaises.

Voir en ligne : Un bon moyen de ne pas faire d’erreurs dans ses références : se citer soi-même...

Notes

[1] Alors que c’est complètement faux : en 5 ans, il n’a pas écrit un seul article sur le site !


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